- 29 - Mon refus d'être embauché par un Ministère

Publié le par troublante-republique.over-blog.com

Ce ne sont pas les devoirs qui ôtent à un homme son indépendance, ce sont les engagements.  Louis de Bonald

Mon refus d'être embauché par un Ministère 

 

Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai jamais eu "l'âme" d'un chef. Même d'un "chefaillon".



Tant que je bossais, je n'ai jamais fait la demande à qui que ce soit pour être chef. Bref, ce n'est pas dans mes veines, ce ne sont pas mes gênes. (ce n'est pas ma culture).



Même au tribunal de l'occulte auto-constitué, je n'étais même pas candidat à la fonction de président du conseil syndical (qui n'est en fait :  chef de rien). La fonction de président de conseil syndical ne m'intéressait pas , ils m'y ont poussé à l'accepter et dans la foulée ils m'ont poussé avec l'aide de leur MAÎTRE GOUROU à démissionner 2 fois en disons :  1 heure. (faut le faire !!! mais confronté à la colère intolérable de MAÎTRE GOUROU. Pouvais-je faire autrement ? Ma réponse : NON.. Même Madame SEGUIER quelque temsp après a du afronter sa colère en réunion). La chose qui m'intéressait en 1994 , était de comprendre ce qui ne collait pas (par exemple : pourquoi MAÎTRE GOUROU ne se rendait même pas compte de lui-même qu'il ne donnait que 50% de nos décomptes de charges depuis déjà 2 années de suite).



Bref, mon boulot d'ingénieur système me convenait à merveille. J'aimais ce boulot. j'adorai même ce boulot. J'étais quelque part le chef de mes ordinateurs  (eh oui, quoique ce sont plutôt les ordinateurs qui étaient mes chefs). Bref, je faisais mon travail, j'étais compétent, consciencieux , serviable et ne pratiquait aucun obscurantisme. Je cherchais toujours à comprendre ce qui ne collait pas quand problème il y avait et je trouvais la réponse. Aucun problème ne me faisait fuir. Bref, j'étais au charbon quand ça ne collait pas et que l'ordinateur balbutiait. J'assumais. Mon client (un ministère) appréciait mon travail. Il faut préciser aussi, que lorsqu'on me "demandait le beurre et le fil à couper le beurre" pour développer certains petits programmes d'aides  pour leur faciliter la tâche  => Je me décarcassai pour y arriver, et j'y arrivai. 



Donc, de 1993 à 2001 je bossais comme prestataire de service chez un client (un ministère). 



En 2001 , comme ça leur coûtait parait-il cher et qu'ils avaient besoin d'un chef de projet dans le service. Il m'est proposé de prendre le poste. Leur but, louable, était de faire d'une pierre 2 coups. C'est à dire :

  • m'embaucher comme chef de projet

  • et continuer d'utiliser mes compétences d'ingénieur système.



- 1 - J'ai donc, dans un 1er temps,  donné suite à cette proposition.

- 2 - J'ai constitué tout le dossier (qu'il doivent encore avoir conservé, je suppose ). Soyez, rassurés, pour le casier judiciaire, je ne me suis pas adressé au tribunal de l'occulte auto-constitué.

- 3 - Puis, j'ai cogité et j'ai refusé d'avoir comme patron la république qui quelque part me prenait vraiment pour le plus idiot de la planète, notamment avec toutes mes plaintes sans suite et sans avoir la politesse élémentaire de m'en informer.



Ma décision, ne fut pas facile, car cette proposition d'embauche tombait à pic, au meilleur moment … eh oui, car mon employeur licenciait à tour de bras (et c'est peu dire). De plus, bien que non fonctionnaire,  j'avais de très bonnes relations de travail avec mes collègues fonctionnaires et leur hiérarchie.



Donc , au ministère confronté à mon refus d'être embauché, ils ont cogité autre chose.



  • Ils ont passé une annonce dans la presse spécialisée pour l'embauche d'un chef de projet ayant mes compétences d'ingénieur système.



Leur but, louable et  avoué était d'embaucher quelqu'un et de se passer de mes services. Il semblerait (bruits de couloirs) qu'ils aient eu 42 réponses à cette annonce dans la presse spécialisée.



Il ont embauché quelqu'un au poste que j'aurai pu occuper si j'avais accepté l'offre d'embauche.



Pour autant , se sont-ils passés de mes services par la suite ?



Eh bien NON , j'y suis resté comme ingénieur système jusqu'en 2008, date de mon départ en retraite.



Moralité :



  • Si j'avais accepté le poste, ils n'avaient à payer que moi-même et avaient à la fois leur chef de projet doublé d'un ingénieur système sous la main.



  • Comme j'ai refusé le poste (n'ayant plus confiance en la république, je ne voulais pas être payé par la république) . La république a eu à payer le chef de projet embauché +  ma prestation de service à mon employeur , ce qui a perduré jusqu'en 2008 (mon départ en retraite).


Bof, ce ne doit pas être très grave, car c'est le citoyen qui a payé l'addition !!!

 

Il me faut quand même préciser que lorsque j'ai refusé cette offre d'embauche, je connaissais la situation. La situation était qu'ils m'avaient demandé pendant les années antérieures à  leur proposition de m'embaucher => le beurre et le fil à couper le beurre, ce que j'avais fait consciencieusement (développement de moulinettes d'aide = programmes). Ces moulinettes apportaient des facilités de gestion de l'informatique de ce système d'exploitation. Mais je savais que personne n'avait pris la peine de s'intéresser au contenu de ces moulinettes et je connaissais aussi bien que d'autres les pratiques et les usages.

Je me doutais que personne ne chercherait à prendre le temps et chercher à comprendre pour maîtriser la situation, surtout qu'il s'agissait d'un système d'exploitation en voie de disparition, mais la aussi,  je savais  (ou plutôt devinais)  que sa disparition bien que déjà programmée, n'allait pas se faire en un clin d'œil et qu'il faudrait plusieurs années . Donc en refusant l'embauche par ce ministère, je savais qu'ils avaient encore besoin d'un parapluie. Assurément, parapluie je suis resté jusqu'à mon départ en retraite en 2008. Bref, j'étais prestataire de service, mais le véritable parapluie était en réalité => mon vrai patron c'est à dire celui qui me payait. Je n'étais que les baleines du parapluie.

 

Je n'ai jamais donné la raison exacte de mon refus aux personnes qui voulaient m'embaucher. D'ailleurs, elles ont été très surprises que je refuse cette proposition, d'autant plus que mon employeur licenciait énormément et était dans le gouffre avec la faillite qui restait possible. Bref, elles n'ont pas bien compris, l'essentiel était que moi, je me comprenais et je gardais l'essentiel, c'est à dire  : ma liberté et mon indépendance.

En d'autres temps, si je n'avais pas eu à faire à cette arnaque lamentable au tribunal de l'occulte auto-constitué (42/44 Rue Danton 94270 Le Kremlin Bicêtre) . J'aurai répondu : OUI, j'accepte. J'aurai aimé travailler et être employé par ce ministère et ce n'est pas de gaieté de coeur que j'ai refusé cet emploi. Mais que pouvais-je faire d'autre ? si ce n'est : assumer mon devoir et ne prendre aucun engagement pour rester : INDÉPENDANT au mieux.

rappel :

Ce ne sont pas les devoirs qui ôtent à un homme son indépendance, ce sont les engagements.  Louis de Bonald

 

 

ci-dessous, une vidéo sur le CV.

 

Mais aurai-je dû de baratiner dans un CV pour le Ministère qui voulait m'embaucher ?

D'autant plus que : 

- Ils connaissaient mes compétences

et

- il n'y avait aucun concurrent.  

J'en doute profondément puisque j'y bossais déjà depuis plusieurs années chez eux et à plein temps !!!

Par contre ceux qui ont répondu à l'appel d'offre ayant suivi mon refus , alors ceux-là ont certainement soigné leur CV !!! 


 

 

 

Pour preuve, dois-je afficher le document d'embauche déjà signé par le ministre et le contrôleur financier (j'ai encore la copie et il manque une signature , c'est à dire : la mienne) => j'y réfléchi !!!!

Commenter cet article